Trafic organique : Les petits e-commerces ont-ils encore leur place sur Google

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Selon bigorno Il est loin le temps où Internet était l’eldorado des nouveaux e-commerçants. Alors qu’ouvrir une boutique avec pignon sur rue était devenu une utopie pour bon nombre de ceux qui voulaient ouvrir une affaire, l’accessibilité du commerce en ligne a permis à des milliers d’entrepreneurs de lancer leur business sur Internet”.

Avec comme allié numéro 1, le moteur de recherche Google, source de trafic organique sans égal, beaucoup de ces nouveaux entrepreneurs du web ont fait fortune sur internet, et sans grande prise de risques. Mais ça c’était avant, car malheureusement Google semble avoir sonné le glas pour ceux qui durant des années ont su profité de la recherche naturelle et du référencement naturel.

Petits e-commerces : Peu de dépenses marketing, juste un petit budget SEO

Oublions les mastodontes du commerce en ligne et leurs stratégies web marketing montées à coup de millions, la visibilité organique sur Google des petits e-commerce suffisait à elle seule pour réaliser du chiffre d’affaires et des bénéfices sur Internet. Il n’est pas rare de voire encore aujourd’hui, des commerces en ligne n’ayant aucune stratégie marketing, ou de branding, l’image de marque coutant trop cher, et le ROI (retour sur investissement) plus complexe à calculer, le meilleur investissement est le SEO, et le développement du trafic organique, couplé à quelques connaissances de bases des fondamentaux en web analytics.

Avec l’aide d’un consultant SEO, une légère optimisation du code html et une campagne d’acquisition de liens bien ciblée, permettait à ces e-commerçants depuis des années, d’occuper des places très honorables dans les résultats naturels de recherche (SERPs) et de faire leur bénéfices sur de la conversion en one-shot. Certes ces nouveaux entreprenautes, mangeaient des miettes par rapport aux géants de la vente en ligne, mais ces miettes étaient très appétissantes pendant de nombreuses années, jusqu’à ce que Google, peu à peu vienne changer la donne, en empêchant de nombreux sites de recevoir du trafic organique.

La rétention de trafic organique par Google

Ce qui est intéressant, est de savoir ce qui a changé avec le moteur de recherche le plus utilisé en France et dans d’autres pays d’Europe (taux d’utilisation dépassant souvent les 90% de la recherche).

Pour comprendre la rétention de trafic organique orchestrée par Google, il faut revenir sur son business modèle et être pragmatique. Google a de nombreuses sources de revenus, cependant la principale, celle qui permet à son cœur de battre, est son business publicitaires. En effet les revenus publicitaires générés par Google Adwords sont les revenus permettant à Google de vivre réaliser des profits énormes. Cela va de soit, plus les revenus publicitaires augmentent et plus Google est en bonne forme.

Pourquoi dépenser des milliers d’euros sur Adwords, lorsque l’on peut dépenser un petit budget SEO et être présent dans les résultats naturels du moteur de recherche ? Rappelez-vous, nous parlions plus haut de petits e-commerçants qui n’ont que faire d’une stratégie de branding, ou d’une visibilité en ligne globale… Ils souhaitent vendre, et vendre vite, rien de mieux que du trafic sur des recherche très ciblées, obtenu grâce au positionnement dans les résultats organiques. Cela va de soit, beaucoup d’entre eux ont cherché à réduire au maximum leurs dépenses en Adwords au profit du trafic naturel… Un manque à gagner certain pour Google.

Maintenant, si vous étiez à la tête d’un petit e-commerce, et que du jour au lendemain, vous perdiez toutes visibilité organique, que vous reste-t-il pour générer du trafic ciblé sur les mots clés qui vous intéressent ?

L’achat de mots clés via Google Adwords

Bingo ! La formule est simple pour le géant de Mountain View, en réduisant votre visibilité organique, les bénéfices réalisés par Adwords augmentent. Cependant voilà, ce n’est pas très éthique pour une entreprise qui a toujours clamé le développement d’un moteur de recherche entièrement automatisé et sans l’intervention humaine pour classer les résultats de recherche. Tout comme les américains avaient besoin de justifier une intervention militaire au moyen orient (armes de destruction massives), l’ennemi idéal dénoncé par Google et qui lui permettrait d’aller en croisade est le SPAM.

Cela n’a pas raté, sous couvert de lutte anti-spam médiatisée sur le blog de Matt Cutts, responsable de l’équipe anti spam (une sorte de porte parole en réalité, responsable des RP avec la communauté du SEO), Google a lancé plusieurs offensives à répétition sous les noms de codes de Panda et Penguin, pour ne parler que des importantes mises à jour médiatisées par le moteur de recherche. Officiellement destinées à nettoyer les résultats de recherche organique, ces updates ont causé de sérieux dégâts, chez les spammeurs certes, mais surtout sur tous ces petits e-commerçants, victimes de dommages collatéraux au nom de la “qualité de la recherche” et qui ne voient pourtant pas dans les SERPs des résultats plus reluisants.

Qui a le droit de spammer ?

Le spam a toujours été dénoncé par Google, le célèbre slogan “don’t be evil” est là pour en témoigner. Mais finalement en observant les résultats de recherche n’importe qui peu constater, que l’internaute très souvent doit scroller pour apercevoir les premiers résultats naturels… au profit de quoi ?

D’une place prépondérante accordées à la publicité et aux propres services de Google qui s’impose en roi de l’auto promotion.

Ce comportement, lui vaut d’ailleurs bien des ennuis en Europe, mais qui ne le dissuadent pas vraiment. Les amandes infligées par la CNIL et compagnie étant tout simplement ridicule. Finalement le Spam n’est pas si problématique que cela pour Google, étant lui même le spammeur le plus agressif si l’on analyse les pages de résultats sérieusement. Finalement la réelle question à se poser n’est pas de savoir si le spam peut exister ou non mais plutôt qui a le droit de spammer… ou encore qui a le droit de recevoir du trafic organique ?

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »